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Toutes les choses que tu avais c'est ce dont tu n'aurais jamais besoin.

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 13:20

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Désarticulée.




J'garde les yeux grands ouverts, parce que fermés c'est toi que je vois. Et je m'égare encore. Des vagues de faux sentiments me transportent, ailleurs. Jamais très loin, et pas assez pour avoir l'envie d'y croire. A nouveau. Risquer de me noyer, pour un peu d'amour, trois fois rien. Les doigts rongés par la mélancolie, c'est pas facile d'écrire ce que l'on ressens lorsque plus rien n'a d'importance. J'ai brisé mes rêves, à force de les serrer si fort. Prête moi un peu d'espoir, le vide a du rétrécir mon coeur. Souffle, je sens plus rien. J'saute dans les flaques de larmes de mes propres peines, en riant...
C'est toujours pareil. Tout s'achève, à un moment ou à un autre, d'une certaine façon. On court tous à la perte, vers le chaos. Dans l'oublie. Jusqu'au bout, et peu importe le sens, puisqu'il n'y en pas.



Radiohead
Air
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# Posté le dimanche 13 septembre 2009 10:22

" Tout ce qu'on peut acquérir, n'est qu'une chose de plus à perdre. "

" Tout ce qu'on peut acquérir, n'est qu'une chose de plus à perdre. "

_A vouloir tout réécrire, des couches de mots morts déchirent le support. J'retaille mon crayon, pour le casser encore. Déraper, amocher ce qui l'est déjà. Par dessus, des traces de lettres; et des ombres, et tes empreintes indélébiles qui avec le temps s'empilent. Le papier s'use aussi, tu sais. Froissé, abîmé par le vent. Quand la mine se consume, il n'y a plus de solution pour repasser sur les cicatrices. C'est trop tard, les promesses s'enfuissent. Et c'est laid, on n'est même plus capable de relire ses propres souvenirs. Alors, j'écrirais mes prochains drames, avec l'écume de mes larmes. A l'encontre de mes sentiments. Les doigts gris, appuyer chaque fois plus fort, te marquer à vie. Parce que j'y pense encore.


A vouloir tout réécrire, c'est soi-même qu'on s'efface.

Sigur ros
Radiohead


# Posté le mercredi 03 juin 2009 13:49

Modifié le lundi 08 juin 2009 17:08


Aussi inoffensif qu'un psilocybe.



Asphyxie mentale, de souvenirs qui planent, d'échecs qui nagent dans les fonds de ma mémoire. Encombrée de nuages cadencés, virant au gris, de manière à voir son moral raser le sol. Un tas de n½uds qui se démêlent lorsque tu danses entre les lignes. Et déverser tes palabres amers, pour mieux échapper au drame. Une pluie de larmes se mélangent à l'encre d'une histoire desséchée par la mélancolie. Et le temps qui n'arrange rien, à s'y perdre. Mais dans un décor trop terne pour se sentir bien. Seulement, errer dans des déserts de cendres, des restes de joies. S'attarder, et pourrir pour de vrai, pour rien. S'assurer d'avoir vécu quelque chose de réelle, se consoler d'une certaine façon. Et ne plus rien attendre ensuite. Parce que c'est certain, l'espoir à outrance n'apporte pas de bonheur concret. En tout cas, pas éternellement. Tant pis, retiens ton souffle. Fermes les yeux, laisse toi aller. Emmenez moi, là où les oiseaux ne meurent jamais. Loin, où on existe encore. Avec le sourire et tout ça. Respirer l'aire pure et innocente, d'un lieu bâtit par nos propres rêves. Celle qu'on étouffera plus tard pour encore moins y croire.



« Parce que rien n'est aussi parfait que ce que vous pouvez en imaginer ».



# Posté le jeudi 21 mai 2009 16:05

Modifié le mercredi 03 juin 2009 15:56

Packt Like Sardines in a Crushd Tin Box.

Packt Like Sardines in a Crushd Tin Box.



Il ne restera rien, ça c'est pas nouveau. J'ai pas les lèvres gercées comme ça.
J'marche de travers, à l'envers, dans l'ombre. Un noir sombre, voire opaque mais vrai. Du coup, j'me cogne beaucoup trop, y'a plus que des bleus sur l'étendue de mon coeur. & Me détruire à toujours vouloir ne rien effacer. « Conserver » , n'est pas vraiment le mot qui convient, mais c'est le premier qui vient à l'esprit. Et puis, respire, c'est pas non plus la fin du monde. Loin de là. Si tu savais à quel point ça peut faire du bien de rentrer en collisions avec ses obstacles. Exploser, tout ce qu'il y avait de pire en soi. Déterrer mes maux les plus pénibles. Partir loin, sans toi surtout, plus rien. « Ne plus avoir la vision immonde de toutes vos têtes. » Juste vivre, oublier c'est simple. Gribouiller toutes tes ratures agressives au point de brûler mes rétines. Gratter, autant qu'il faut pour qu'il ne reste rien. Tourner, encore, et encore, jusqu'à tomber la tête la première. Le coeur bousillé, la figure délavée et tout ça. Pour recommencer. Et à force, simplement réaliser que les sentiments ont sur une échelle de dix, un score égal à zéro, une durée toujours très limitée, et peuvent être tellement dégoûtants, aussi. Qu'on finit trop souvent par se noyer dans la rancune. & Inventer de belles choses, juste pour se faire croire, pour s'étouffer d'amour, de sentiments lâches. Sur lesquels on est même pas capable de marcher, faut dire que c'est pas facile non plus. Mais on était prévenu.
Crache du plus haut que tu peux, peu importe, tu ne me touche plus.




Birdy Nam Nam
Blockhead



# Posté le lundi 04 mai 2009 15:54

Modifié le samedi 28 novembre 2009 04:09

.Je vois les étOiles qui filent à l'envers..

.Je vois les étOiles qui filent à l'envers..



_ L'impression de flotter, d'être vide. & L'envie de tourner sur moi-même, jusqu'à tomber par terre. Quitte à me faire mal. J'veux courir, sous la pluie, pourquoi pas. Remplir l'océan de fanta. Crier, crier plus fort que rien. J'veux me sentir plus légère, et jolie aussi. Oublier les maux, plus penser à ce qu'on aurait besoin & à ce qu'on aura jamais. Juste vomir nos peines, sur le trottoir d'à côté, enterrer nos larmes. Rire, toujours plus. Même quand il faut pas. S'laisser aller. Dire tant pis, & faire en sorte de n'avoir plus aucune raisons de le penser. Avoir l'espoir, juste la dose qu'il faut, l'envie qui va avec. La tête ailleurs & le coeur qui bat à 100 à l'heure lorsque tu t'approche de moi. Au final, te regarder t'éloigner. Comme tous, ou pas.
_ Le temps passe, il y aura toujours ce poids sur le bord du coeur. Mais peu importe. C'est comme ça. Les choses changent, bougent, avancent, s'effacent même parfois. S'en rendre compte, c'est déjà bien.




Go here

# Posté le vendredi 23 mai 2008 16:50

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 16:02